TDAH : mythe ou réalité

Le TDAH chez l'Adulte : Au-Delà des Idées Reçues.

Le Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) fait beaucoup parler de lui dans les cours d’école, mais il reste encore bien méconnu du grand public, surtout quand il touche les adultes. Très largement sous-diagnostiqué chez l’adulte - source INSERM, ce trouble neurodéveloppemental affecte environ 1,4 million d'adultes en France (2,5% de la population) - source Haute Autorité de Santé. La prévalence est égale entre hommes et femmes. L’association HyperSupers - TDAH France estime à moins de 1% la population adulte qui bénéficierait d’un diagnostic et d’une prise en charge appropriés.

En tant que psychopraticienne spécialisée dans l’accompagnement du TDAH chez l’adulte à Maisons-Laffitte et dans les Yvelines, je vous propose ici un éclairage objectif pour démêler le vrai du faux. Aujourd’hui, explorons ensemble les mythes les plus tenaces.

Handicap invisible qui porte mal son nom

Tout le monde est parfois inattentif ou agité selon l’intérêt du moment. L’entourage a donc souvent tendance à banaliser les difficultés et à répondre par des conseils du type “fais un effort”, “bouge-toi”, “calme-toi”… Hormis la culpabilité qu’elles génèrent, ces remarques restent sans effet, car le TDAH n’est pas un manque de volonté ni un simple trait de caractère : c’est une difficulté neurobiologique profonde à réguler son attention, son énergie et sa mise en action.

Malgré les progrès récents, le TDAH chez l’adulte reste encore mal connu dans le milieu médical français ce qui complique la démarche de diagnostic. La HAS le soulignait déjà clairement en 2021* : « Actuellement, peu de médecins sont formés pour la prise en charge de patients adultes. » S’ajoutent à cela les obstacles concrets : saturation des consultations psychiatriques publiques, manque de formation en médecine de ville et en psychiatrie, tests et bilans neuropsychologiques non remboursés… Sans oublier la réticence face aux médicaments et la crainte d’un diagnostic vu comme une « étiquette » stigmatisante.

Le sujet divise encore. Certains persistent à nier l’existence du TDAH, d’autres le réduisent à une mode ou à une excuse pour un manque de volonté. Pourtant, cette inadaptation provoque une souffrance bien réelle – dont l’anxiété, les conduites addictives ou la dépression ne sont que les conséquences les plus visibles, et que l’on traite comme si elles étaient la cause première.

Les enfants agités : l’arbre qui cache la forêt

Le TDAH est encore trop souvent associé aux garçons hyperactifs qui ne tiennent pas en place à l'école, certes! Mais il ne s’agit là que d’une forme qui occulte les autres, en particulier chez les filles, où l’inattention et la rêverie prédominent, marquant une hyperactivité plutôt mentale, invisibilisée parce qu’elles la cachent et la compensent avec le perfectionnisme attendu de la gentille petite fille.

Chez les jeunes filles adolescentes, le trouble peut notamment se dissimuler derrière un désintérêt généralisé pour les études, sans hyperactivité marquée.

Chez les femmes notamment, l’hyperactivité mentale entraine une surcharge émotionnelle qui résulte souvent en une apathie généralisée et un épuisement profond, bien loin des clichés de l’hyperactivité.

Là encore, l’appellation TDAH est trompeuse.

Et vous qu’en pensez-vous?

Si vous vous reconnaissez dans ces lignes – la culpabilité récurrente, les « fais un effort » qui ne fonctionnent pas, l’impression d’être incompris·e même par les proches ou les médecins – sachez que vous n’êtes pas seul·e et que comprendre ce qui se passe est déjà le premier pas vers l’apaisement.

Vous avez envie d’en parler, de poser vos questions ou de commencer à y voir plus clair dans votre propre parcours ? Prenez rendez-vous pour un premier échange sans engagement : je suis là pour vous écouter sans jugement et vous accompagner.

→ Article à venir : « Ce qui se passe vraiment dans un cerveau TDAH – symptômes, dopamine et hyperfocus expliqués simplement »

#Ni psychologue #ni médecin : Je ne suis pas psychiatre, je ne prescris pas de médicaments, je n’établis pas de diagnostic. Je vous aide à surmonter vos difficultés et mettre en place de nouveaux comportements anti-sabotage, positifs, résilients et durables. Mon avis n’est pas médical. Suivre une psychothérapie contribue à l’hygiène mentale, tout comme le sport et une alimentation équilibrée.

*Trouble du neurodéveloppement / TDAH : Repérage, diagnostic et prise en charge des adultes - Note de cadrage publiée par Haute Autorité de Santé (HAS) en novembre 2021

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